La Jordanie: arrivée à Amman

Jeudi 11 - dimanche 21 août 2016

Sarah, fille de Philippe et Katrien et amie d'Héloïse, travaille actuellement en Jordanie avec son mari, Andrew. Tous deux sont ingénieurs. Ils ont eu un bébé fin juillet et Hélo, qui sera sans doute la marraine, a bien envie d'aller le voir et de profiter de l'occasion pour visiter le pays. Evidemment, je ne peux pas la laisser aller seule, cette petite...


Nous voici donc au Moyen Orient en plein mois d'août... Mais on n'avait pas trop le choix des dates. Et heureusement, une grande partie de la Jordanie est en altitude (Amman 800 m) et donc relativement - très relativement - fraîche (30°).



Sarah et Andrew commencent par nous faire visiter la citadelle d'Amman, d'où on a une belle vue sur la ville. Celle-ci est immense; au début limitée à sept collines, comme Rome, elle s'étend maintenant à perte de vue. Le roi de Jordanie a voulu que la majorité des immeubles restent bas et utilisent des parements en pierre blanche du pays, ce qui donne une unité à l'ensemble.







En face de nous, vers l'est, se dresse un immense mât (127 m de haut) avec le drapeau jordanien, l'un des plus grands du monde. Quelques tours commencent à surgir au loin, tranchant sur l'uniformité des petits immeubles.










Sur cette colline centrale se dressent des témoignages de plusieurs époques de civilisation. Le premier que l'on découvre est le temple d'Hercule; à l'époque romaine, la ville s'appelait Philadelphie. Plus loin, derrière le petit musée, se trouve un ancien palais omeyyade, datant du 8e siècle, dont le dôme a été reconstruit.






Nous aurons eu une belle émotion à l'occasion de cette sortie: en rentrant chez elle, Sarah s'est aperçue qu'elle n'avait plus son portefeuille, avec tous ses papiers - dont le permis de séjour - et beaucoup de dinars jordaniens! Heureusement l'histoire s'est bien terminée, grâce à une Américaine qui l'a trouvé et l'a rendu complet...

Le lac d'Isaby

Dimanche 16 août 2016




J'ai quitté Cazères début août - ouf, cet épisode en plat pays est terminé - et j'ai atterri provisoirement à mon ancienne coloc, car la maison est louée jusqu'à début septembre. Contente de revoir Jean-Marie, qui se retrouve tout seul et cherche désespérément de nouveaux colocataires...





Mais, par ces belles journées d'été, je ne peux pas résister à l'attrait de la montagne. Pour ne pas faire trop de route, j'opte pour le lac d'Isaby, où je ne suis pas retournée depuis une sortie avec les filles, Hélo et Marion, qui devaient avoir alors 3 ou 4 ans!



Comme c'est une balade facile, il y a beaucoup de monde, surtout des familles avec enfants (comme nous à l'époque).






On a en tout cas une vue magnifique sur les sommets, en particulier sur le pic de Viscos. Que ça fait du bien de marcher! Mais là, et non pas sur des chemins plats au milieu des cultures...

L'école Steiner d'Alicante

Samedi 23 juillet 2016






La réunion du groupe se déroule à l'école Steiner.














Une assez grande école, située sur les hauteurs de la ville, composée d'un bâtiment ancien et d'une partie plus récente,









ainsi que d'une yourte! Evidemment, l'environnement ne ressemble guère à celui des écoles germaniques, mais l'intérieur reste fidèle à leur style.


Le groupe reprend un peu la discussion de Madrid, sur les représentations de chacun. La matinée est coupée d'une pause bien agréable à l'extérieur. La prochaine réunion est prévue début septembre à Madrid, je pense que ça fera trop pour moi après le programme chargé d'août...

Alicante

Jeudi 21 - lundi 25 juillet 2016



Le groupe rencontré en juin à Madrid a décidé de se réunir une fois par mois, tantôt à Madrid, tantôt à Alicante, où devrait se situer le projet d'habitat partagé pour seniors, dénommé "Convivencia". La réunion suivante devant donc avoir lieu à Alicante, nous décidons d'y passer trois jours pour découvrir un peu la région. Mais cette fois, nous expérimentons le voyage en train, Geneviève par l'ouest (vallée d'Aspe, Saragosse, Madrid) et moi par l'est (Toulouse, Barcelone, Valence).






Le premier jour, nous prenons le tram pour aller au bout de l'immense plage située au nord de la ville, El Campello. Il n'y a pas trop de monde et l'eau est absolument paradisiaque! Je crois que je n'en ai jamais eu une aussi bonne depuis Chypre...









Le lendemain, après la réunion, nous découvrons la côte rocheuse qui sépare la ville de la plage de San Juan. Elle est nettement plus sauvage et moins fréquentée!






Le dimanche, nous optons encore une fois pour la plage, tout en sachant qu'il y aura beaucoup de monde... Presque uniquement des Espagnols d'ailleurs, assez peu d'étrangers. Nous avons trop peu de temps à passer ici pour ne pas profiter d'une mer aussi agréable!









Le soir, nous mangeons sur la grande allée qui longe le port. Quelle vie nocturne! Il y a foule, beaucoup de magasins sont ouverts, certains jusque passé minuit...









Le dernier jour, avant de reprendre le train, j'ai encore le temps de descendre faire un tour jusqu'à la mer.













Comme Palma et Malaga, Alicante possède sa "promenade maritime", qui permet de marcher le long de la mer sur des kilomètres.





Je ne serais pas contre l'idée de vivre une partie de l'année ici!

Herboriste et sorbets ariégeois

Lundi 18 juillet 2016





J'ai rencontré à une sortie de géobio en Ariège le dernier herboriste diplômé de France, la profession ayant été supprimée depuis. Il m'a tellement impressionnée que j'ai voulu aller le consulter dans son minuscule village ariégeois, Irazein.









Il vit au-dessus du village, sans accès routier, dans une grange bien aménagée, entourée de prés où, avec sa compagne, ils ramassent des plantes sauvages ou cultivent celles dont ils ont besoin. Quelle vie simple, proche de la nature! J'aurais aimé, mais c'est raté pour cette fois-ci... En tout cas, une rencontre bien intéressante.




Je passe ensuite à Samortein, chez la dame aux sorbets, où je commence à mettre le traitement en pratique: sorbet au thym et sorbet au cassis, les deux plantes que l'herboriste m'a prescrites... pas sous cette forme bien sûr!






















De là, je monte jusqu'au lac de Bethmale, où j'étais allée en hiver avec Hélo.



























Décidément, ce petit lac me fait vraiment penser au Blausee, près de Kandersteg. Sauf qu'on n'est pas au milieu de sapins mais de feuillus, principalement des hêtres.













Et que ce n'est pas aussi civilisé que la Suisse: ici, pas d'hôtel "Bethmalesee", juste un gîte de groupe simple pour l'accueil des pêcheurs.

Retrouvailles en Provence

Dimanche 10 - jeudi 14 juillet 2016

J'ai bien apprécié, l'an dernier, mes retrouvailles avec François, mon ancien professeur de yoga. Du coup, j'ai eu envie cette année de retrouver Tal Schaller, créateur des éditions et de la fondation Soleil. En effet, je lui dois énormément: c'est grâce à lui que j'ai bifurqué vers la traduction! Et celle-ci m'a permis de vivre tout à fait correctement, alors qu'avant je végétais avec la médecine, que je ne me sentais absolument pas capable d'exercer...


Tal vit maintenant une grande partie de l'année à Pierrelatte, dans la Drôme, avec sa seconde femme, Johanne, d'origine malgache. Je profite de ce que Geneviève se rend en Arles à un stage de musique pour faire le voyage avec elle. Comme le trajet depuis Pau est assez long, nous faisons halte pour la nuit à Gruissan. Pour une fois, il n'y a pas de vent et la mer ne semble pas trop froide!






Geneviève me dépose à la gare d'Arles, où je prends le train pour Pierrelatte. Après plus de 25 ans, les retrouvailles avec Tal sont elles aussi bien sympathiques; il me fait expérimenter les différentes approches thérapeutiques qu'il a développées avec Johanne. Nous constatons avec plaisir que nous sommes toujours sur la même longueur d'onde. Et, comme François, il est en pleine forme!




Ce n'est qu'au retour que j'ai une après-midi pour flâner un peu dans Arles. Une ville bien provençale, mais aussi très touristique, avec pas moins de trois festivals en même temps! Le Rhône y a une largeur impressionnante, surtout quand on pense à sa source au glacier qui porte son nom, en Suisse...

Hautes Pyrénées

Samedi 25 - mardi 28 juin 2016




Voici trois fois que je retourne à Luz. La première, c'était pour le mariage de Sarah, dont Héloïse était le témoin. La deuxième, pour faire un grand ménage avant l'arrivée des locataires de l'été. Et la troisième, pour continuer le grand ménage...



Mais cette fois-ci, je ne me contente pas de rester à la maison. Le lundi matin, je raccompagne Hélo à la ferme de la Coume, en passant par le Tourmalet. Belle mer de brouillard, aussi bien côté Luz que côté Bagnères...









Finalement, le temps s'arrange, si bien que je n'ai plus envie de partir. Je décide même d'aller refaire un tour en montagne. Pour que ce ne soit pas trop difficile vu mon manque d'entraînement, j'opte pour Troumouse. J'y ai l'altitude (2100, comme le Tourmalet), mais pas de dénivelé puisque la route arrive jusqu'au cirque.


























Je retrouve les troupeaux de brebis et de vaches, quelques marmottes, un rapace, des fleurs, et, bien sûr, les montagnes qui me manquaient tant...




A cette altitude, ce n'est pas encore la pleine floraison. On trouve surtout des petites gentianes bleues et de l'érine, dont le parfum se répand parfois plusieurs mètres alentour.










Plus bas, au niveau du Maillet, les rhododendrons commencent à fleurir, formant de magnifiques buissons.













J'ai l'impression de récupérer des parties de moi après avoir été amputée pendant toutes ces années! C'est comme sortir de captivité... C'est décidé, à l'automne, une fois nos vacanciers partis, je reviens à Luz! Mais sans oublier l'Espagne, car ça manque quand même de soleil et de chaleur par ici...