La balade au jus d'orange

Vendredi 10 avril 2015


Ce matin, j'y tiens: je retourne boire un jus d'orange chez le vieux monsieur avec lequel j'avais discuté il y a deux ans. Le chemin, au-dessus de la mer, dans les oliviers, me plaît toujours autant. Malheureusement, je n'ai pas trop le temps de m'attarder...





Au retour, petit tour sur le port en attendant le bus, et c'est le retour à Palma, avant le départ - à regrets, comme toujours - demain matin.


Soller, encore et encore

Jeudi 9 avril 2015




Pour des raisons bassement matérielles, il faut que je m'offre une nuit d'hôtel. Sans trop hésiter, je choisis Soller, le port cette fois-ci.






Avec une arrivée en fin d'après-midi, il n'y a plus grand choix de balades. Ce sera donc la montée au phare. Le long de la petite route, les asphodèles sont en pleine floraison.




C'était un bon choix. Une vue magnifique sur la mer depuis le phare et de belles couleurs du soir sur la baie.






Le marché de Sineu

Mercredi 8 avril 2015



Une des grandes attractions de Majorque est le marché de Sineu. Je n'y suis pas encore allée et il a lieu le mercredi, c'est donc l'occasion. En train, je passe à Binissalem, où j'étais allée voir le jardin d'enfants Steiner il y deux ans. Cette fois-ci, j'avais essayé de contacter Laura, mais nous nous sommes manquées à cause des vacances scolaires.










Il y a foule au marché, on dirait que tous les touristes s'y sont donné rendez-vous! Qu'est-ce que ça doit être en saison...













En tout cas, on y trouve de tout, y compris des animaux vivants, grands et petits.















Et bien sûr les amandes, les fromages et la charcuterie produites dans l'île.



En attendant le train du retour, je vais faire un tour dans les environs, jusqu'à une petite chapelle. La plaine est verte, verte, verte, magnifique! Je regrettais un peu de venir si tôt dans la saison, car on ne peut pas encore profiter de la mer, mais je suis finalement très contente d'avoir vu ces paysages de printemps.

Ses Illetes, encore

Lundi 6 avril 2015

Hélo n'a pas trop de temps car elle a beaucoup de choses à préparer pour son école. Nous nous contentons donc d'une demi-journée de balade, en commençant par un repas typique sur la petite place où j'avais habité la première année.























Puis je lui fais découvrir un autre endroit que j'aime beaucoup: Ses Illetes. Facile d'accès, puisqu'il suffit de prendre le bus 3, qui d'un côté amène chez les Cuennet, et d'aller jusqu'au bout, mais de l'autre côté!




On voit qu'on n'est pas encore en été: il y a pas beaucoup de monde sur la petite plage.



Mais l'eau est toujours aussi extraordinairement claire! Et le groupe de maisons est vraiment bien intégré dans le paysage. Si toutes les constructions étaient comme ça...

Sa Calobra et le torrent de Pareis

Dimanche 5 avril 2015



Nouveau voyage à Majorque: pour la quatrième fois, je viens passer un peu de temps dans cette île bien attachante, entre autres pour revoir mon collègue Jean-François. Hélo m'y rejoint pour le week-end de Pâques.












Evidemment - ça devient une habitude - je commence par un pèlerinage à mon petit paradis, Soller. Nous arrivons juste à l'heure du départ du bateau pour le torrent de Pareis, une excursion recommandée que je n'ai pas encore faite.








Sans trop hésiter, nous embarquons. Après avoir assez longuement longé une côte très sauvage, le bateau nous amène voir l'entrée de la cala. Mais on n'y accède qu'à pied et il faut débarquer à Sa Calobra.
 




Un sentier bien aménagé au-dessus de la mer, avec des passages en tunnel, conduit au "torrent".











Nous le remontons un moment; c'est un gorge sauvage qui devient vite étroite et nous rappelle les rios de la sierra de Guara.







Puis c'est le retour en bateau jusqu'au port, d'où nous prenons le vieux tramway. Nous sommes éblouies par tous les champs d'orangers et de citronniers que nous traversons! Et que c'est vert en cette saison! Quelle abondance dans cette vallée de Soller...

Bandol et Bendor

Dimanche 8 mars 2015




Retour aux sources: quand j'étais petite, très petite, et que je venais chez mes grands-parents à Marseille, nous passions de temps en temps la journée à Bandol. Depuis, je n'y suis plus retournée. Je décide donc d'aller y faire un tour, mais sans espérer reconnaître les lieux...









Et en effet, je ne risquais pas de reconnaître grand-chose. Le petit port provençal est devenu une station balnéaire pleine de bateaux et de voitures, qui finissent par cacher la plage et la mer.











Heureusement, on peut s'éloigner de la foule de ce beau dimanche printanier en se rendant sur l'île de Bendor, propriété de la famille Ricard. Ce n'est pas un grand dépaysement: la traversée dure à peine 10 minutes!






L'île n'a plus rien de sauvage, mais presque tous les commerces sont fermés et il y a très peu de monde en cette saison. Il est donc tout à fait possible de se promener tranquillement.










Le long de la côte, les rochers ont des teintes irréelles. Et au retour à Bandol, avec le soleil du soir, les petits bateaux de pêche provençaux - les pointus -, avec leurs voiles latines caractéristiques, ont eux aussi de bien belles couleurs.






Marseille, capitale européenne de la culture

Samedi 7 mars 2015






Ne souffrant plus autant du manque de soleil que quand j'étais en Suisse, je ne suis plus revenue dans le Midi depuis longtemps. Mais les petits soucis de santé de ma tante (qui vient d'avoir 101 ans) m'amènent à retourner à Marseille.













Après lui avoir rendu visite, je vais avec ma cousine Dany découvrir la grande nouveauté marseillaise: le MUCEM, Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée.





Nous ne visitons pas les expositions, que Dany connaît déjà, mais l'architecture du bâtiment est intéressante en elle-même. Je trouve ces effets de dentelle de béton très réussis.









La passerelle, elle aussi en béton, relie deux univers très différents à tous points de vue, le musée et le fort Saint-Jean.





On a une belle vue sur le Vieux Port et surtout sur l'emblématique Notre-Dame-de-la-Garde.






 






La treille intégrée dans une partie du fort - dont l'intérieur était méconnu des Marseillais - me plaît bien aussi.









Bien loin de ces recherches artistiques, je découvre, cette fois avec consternation, une autre spécialité marseillaise: la nouvelle mouture du stade-vélodrome, en face duquel j'ai habité pendant huit ans. Quelle monstre! Il est tellement grand que, de loin, j'ai l'impression de voir une piste de ski avec des bosses! Il me fait penser à une civilisation passée où l'on distrayait le peuple avec force "panem et circenses"...