Adyar et les jardins de la Société théosophique

Lundi 22 février 2016





Nous avons notre premier après-midi libre et Yvan en profite pour nous faire visiter quelques endroits intéressants de Chennai.














Nous commençons par les jardins de la Société théosophique, dont le centre se situe dans un quartier appelé Adyar. Pour moi qui ai vu cette institution, et même ce lieu, cités maintes et maintes fois par Steiner, c'est vraiment un événement!




Nous n'avons accès qu'à la salle principale, où trône la devise de la Société. Tout autour de la salle sont représentées les différentes religions ou approches spirituelles.
























Le bâtiment qui abrite le siège de la Société depuis plus d'un siècle est actuellement en réfection. On trouve dans les jardins plusieurs autres bâtiments, dont certains sont destinés aux personnes qui souhaitent faire des retraites ou passer du temps à étudier à la bibliothèque. J'avoue qu'entre Dornach et Chennai, j'aurais vite choisi! En tout cas pour ce qui est du lieu...



Nous allons voir le fameux banyan, sans doute l'un des plus grands du monde. Il aurait 450 ans. Son tronc principal a disparu, mais ses branches-racines occupent "40,000 square feet" (euh... près de 4000 m2?). 





On trouve ici et là dans cet immense parc des temples des différentes religions, toutes également représentées. Celui-ci est entouré de frangipaniers.












Les allées portent les noms des fondateurs de la Société, ici Helena Blavatsky. Bien sûr, on n'y trouvera pas ceux des plus célèbres "transfuges", Rudolf Steiner et Jiddu Krishnarmurti!

Chennai

21-26 février 2016

 

Enfin de retour en Inde! Il y avait bien longtemps que j'en avais envie, mais l'occasion ne se présentait pas. L'an dernier, le voyage que j'avais prévu a été annulé faute d'inscrits, mais cette année il a lieu. Il est organisé par Yvan, accompagnateur en montagne et professeur de yoga.








Je retrouve avec plaisir cette "incredible India", sa foule, ses klaxons, sa saleté, ses temples, ses épices, ses tuk-tuks, ses couleurs et ses odeurs... bref sa vie!























Le voyage commence à Chennai, par une semaine de cours dans l'école de yoga où s'était formé François, mon premier professeur, que j'ai retrouvé l'an dernier. A l'époque il parlait souvent de l'"école de Madras" et j'avais envie de connaître ce lieu.




























Nous logeons dans un hôtel agréable, bien qu'il soit situé sur un carrefour bruyant, d'où nous pouvons aller à pied à l'école. Les trajets sont l'occasion de faire quelques rencontres sympathiques. Les rues sont d'abord étroites et populaires; on y trouve tous les petits métiers.








Elles s'élargissent ensuite peu à peu pour aboutir à un quartier aéré, plus résidentiel. Toutes sortes de véhicules s'y croisent.






Et les vaches sont toujours présentes!



L'école est un grand et beau bâtiment, et tout y est parfaitement organisé. Nous avons cours les cinq matinées de la semaine, plus deux après-midi. Les professeurs sont excellents, Yvan traduit. Comme Sophie, qui a aussi fait sa formation avec lui, j'ai l'impression de revoir François il y a 40 ans!







Notre premier cours du matin, tout en haut sur la terrasse, est particulièrement agréable, avec un délicieux souffle d'air tiède... et le bruit des enfants qui vont à l'école juste en face.





A la fin de la semaine, une petite cérémonie est organisée pour la remise des certificats - seul moment où nous sommes autorisés à faire des photos.


Les tozales du Monegros

Vendredi 1er janvier 2016






Pas question de rester au lit en ce lendemain de réveillon: deux randonnées nous attendent aujourd'hui, assez loin de Saragosse! Nous allons visiter la région des "tozales", un tozal étant une curieuse formation rocheuse ressemblant à une cheminée de fées.










Nous laissons les mini-bus près de l'ermitage de San Miguel, près de Sarinena, et commençons par aller voir le tozal de la Cobeta.























Vraiment de curieuses formations géologiques! Et ce n'est pas fini...





De retour à l'ermitage, nos accompagnateurs nous font une surprise: ils ont apporté de quoi nous préparer un super-repas! Et certaines ont apporté des bouteilles de Jurançon, bien appréciées aussi, en plus de notre traditionnel "vermouth" (très bon aussi, cela dit).







Nous faisons ensuite un bref trajet en minibus pour aller au point de départ de la rando suivante, "los tozales de Pedregales".





Là aussi, des paysages étranges, avec par endroits de magnifiques couleurs. Oui, vraiment, Saragosse et sa région ne m'auront pas déçue! Un excellent petit séjour espagnol.
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Saragosse

Jeudi 31 décembre 2015 - samedi 2 janvier 2016

 


Le nom de Saragosse provient de ses origines romaines: Caesar Augusta. Il a été déformé en Zaragoza par les musulmans qui ont occupé la ville ensuite. Celle-ci est bâtie sur l'Ebre (le fleuve a donné son nom à la péninsule ibérique), qui était navigable à l'époque, mais qui depuis se comble d'alluvions.






Jeudi matin, nous visitons le musée Goya, nouvellement créé. Goya était en effet originaire de Saragosse, où il a vécu une partie de sa vie. La guide est passionnée par son sujet mais, contrairement à celle de l'Aljaferia, ne parle pas suffisamment français, et Gonzalo doit faire l'interprète durant toute la visite - longue mais intéressante!






























Le samedi, avant de repartir, nous consacrons la matinée à la visite de la ville. Gonzalo attire notre attention sur le style mudéjar, par exemple cette façade de la cathédrale San Salvador ou le clocher incliné de l'église San Juan de los Panetes. Nous saluons au passage la statue de César Auguste offerte par... Mussolini!









Mais le coeur de la ville est véritablement la place où se dressent trois bâtiments religieux: l'église au clocher incliné, la cathédrale et l'immense basilique del Pilar. Celle-ci a été élevée à l'endroit où la Vierge serait apparue à l'apôtre Jacques sur un pilier. Par dévotion, la population continue à venir embrasser le pilier construit en souvenir.






La basilique est particulièrement bien mise en valeur la nuit. C'est en sortant de notre excellent repas de réveillon (suivi bien évidemment des douze grains de raisin à avaler à chacun des douze coups de minuit!) que nous l'admirons depuis le Pont de pierre, le plus ancien de Saragosse.

Le palais de l'Aljaferia

Mercredi 30 décembre 2015






La première journée aura été bien remplie: 230 km de route, puis la balade, et maintenant la visite du palais de l'Aljaferia!










Ce palais est à l'image de Saragosse, le reflet de trois cultures: arabe, juive et chrétienne. La partie la plus ancienne, la base du Torréon del Trovador, remonte au IXe siècle. Les étages supérieurs ont été transformés à partir du XIe siècle par les mudéjars, puis par les rois catholiques; la tour a ensuite servi de donjon pendant la Reconquista, puis de prison durant l'Inquisition et le franquisme, et n'a été restaurée qu'au milieu du XXe siècle.





Les mudéjars étaient les musulmans restés dans la péninsule ibérique et devenus sujets des royaumes chrétiens. Le style mudéjar est caractéristique d'une "architecture qui s'est développée  du XIIe au XVIe siècle dans les régions conquises par les royaumes chrétiens et qui résulte de l'application aux édifices chrétiens (ou juifs) d'influences, de techniques et de matériaux musulmans". On en trouve de nombreuses traces en Aragon.



Le palais, construit par les Rois catholiques sur l'ancien palais musulman, constitue un magnifique témoignage de cet art, en particulier les plafonds des salles d'apparat de la partie nord.





La partie sud était privée, occupée par des dépendances qui ont disparu. En traversant le patio de Sainte Isabelle planté d'orangers, on arrive à la partie moderne.




On y trouve notamment une belle salle, bien équipée, celle des Cortes de Aragon, avec son blason. Le Parlement aragonais est élu au suffrage proportionnel.















Il fait nuit quand nous ressortons du palais, admirant au passage les oranges que l'éclairage fait ressortir. On dirait une peinture naïve de l'arbre du paradis (même si ce ne sont pas des pommes)...

Les Monegros

Mercredi 30 et jeudi 31 décembre 2015


Pour la troisième fois je pars avec la Balaguère pour un petit séjour de Réveillon. Cette fois, c'est Saragosse, capitale de l'Aragon, dont j'ai vu le nom des centaines de fois sur des panneaux routiers, mais où je ne suis jamais allée.







Evidemment, un séjour avec la Balaguère comprend toujours un minimum de randonnée. Au programme, en plus de la visite de la ville: les Monegros (Montes Negros), l'une des trois zones désertiques d'Espagne, une vaste région aux reliefs assez particuliers.




Pour le premier jour, c'est une petite balade au milieu de formes bizarres: champignons, tête de profil, etc. On a une belle vue sur la plaine environnante et ses champs redevenus fertiles grâce aux travaux d'irrigation.

 






Le lendemain, nous partons dans une autre direction, vers le village d'Alfajarin, pas loin de Saragosse.  Après un pique-nique devant la chapelle de l'ermitage, nous nous enfonçons dans les collines, sous l'oeil du "toro de Osborne".











Le paysage est très différent: ce sont des collines constituées de gypse. Elles s'étendent à l'infini, parsemées de quelques champs de céréales. Qui poussent certaines années, d'autres non s'il ne pleut pas, nous explique Gonzalo, notre accompagnateur. Là, pas d'irrigation!








Et merci à Michèle pour ses photos! Comme je suis en panne d'appareil, les miennes ne valent pas grand-chose.




De colloque en symposium

5-6 novembre et 28-29 novembre 2015




J'ai enfin le temps de participer à des choses qui m'intéressent. Au début du mois, c'est l'agriculture. La Confédération paysanne organise à Ax-les-Thermes, donc pas trop loin, un colloque européen intitulé "Installation en montagne". La première journée commence par des visites de fermes, ici un élevage ovin.

Evidemment, je suis là un peu comme un cheveu sur la soupe, car je ne suis pas (plus) directement concernée. Mais il y a deux fois plus de participants que ne l'avait imaginé la section ariégeoise, organisatrice de la rencontre, et je discute avec toutes sortes de gens intéressants, bien sûr des agriculteurs, mais aussi des chercheurs. Les débats aussi sont souvent passionnés, surtout quand c'est le ministre lui-même, Stéphane Le Foll, qui est notre interlocuteur!




A la fin du mois, dans la direction opposée - à Pau -, c'est un symposium international intitulé "Conscience et humanité". Rien de commun donc, à aucun point de vue: ni le thème, ni le public, ni le lieu, ni le cadre (le Palais Beaumont - quand même pas le château d'Henri IV!). Mais tout aussi intéressant!



Là, les invités sont pour la plupart des scientifiques qui explorent la conscience et découvrent... des choses que les traditions spirituelles savent depuis longtemps! Mais ça fait du bien de voir que les idées évoluent enfin et que de nouveaux outils sont mis à disposition.