Alquézar

Mercredi 27 juillet 2011





Il fait mauvais côté français et Hélo hérite de deux jours de vacances inattendus: nous en profitons pour filer en Sierra de Guara, où nous trouvons soleil et chaleur.












C'est d'abord le magnifique village d'Alquézar, d'où nous partons faire une balade vers les peintures rupestres de Chimiachas.














Au lieu de rentrer directement à Alquézar, nous rejoignons le rio Vero par le pont de Villacantal.












Nous le descendons jusqu'aux passerelles - baignade à l'appui.















Puis c'est la remontée vers le village avant de partir pour notre prochaine étape.











L'été 2011

Mercredi 31 août 2011




Je reprends le blog pour Héloïse, qui est bien loin maintenant et qui sera peut-être bien contente, depuis Pékin, d'avoir quelques images d'Europe...

Je ne suis pas près d'oublier cet été 2011, qui ne mérite que quelques photos pour l'ensemble des balades, sans commentaire.






























































































































































































































































Le Néouvielle

Lundi 20 juin 2011




Grande journée de repérage en vue d'une sortie pour Altitoy: le pic du Néouvielle (3091 m), l'un des plus hauts et des plus beaux sommets du coin. La météo s'annonce parfaite, sans orage, et nous pourrons donc prendre notre temps.



Départ le matin de la route de la Glère. Pour commencer, nous devons donc monter au refuge, puis aller d'un lac à l'autre. Le Néouvielle - le grand pic tout au fond - m'impressionne: va-t-on vraiment monter jusque-là? J'ai du mal à y croire, tellement il paraît haut et lointain...











A l'approche de la brèche de Chausenque, les choses se compliquent. Il faut d'abord monter des névés, puis des éboulis raides et fins qui s'écroulent sous nos pas. Pas de sentier très net.










Depuis la brèche on découvre le haut de la vallée d'Aure, d'où part en fait la voie d'accès directe. Il faut ensuite redescendre un peu, par un sentier aussi raide, avant d'entamer la dernière montée, toute en neige, vers le sommet.







Les derniers mètres se font dans de gros blocs de granit, nettement plus agréables que les éboulis de graviers. Il n'y a personne au sommet. Le panorama est splendide de tous les côtés: cirque de Gavarnie, Vignemale, Balaïtous... Mais surtout la vallée d'Aure avec, tout près de nous, la belle silhouette du Ramougn, ainsi que les nombreux lacs qui parsèment la réserve du Néouvielle, notamment ceux d'Aumar et d'Aubert.











Le plus spectaculaire, surtout par sa couleur, est le lac de barrage de Cap-de-Long.











A la descente nous retrouvons nos éboulis ainsi que des successions infinies de blocs de granit, où il faut sauter sans arrêt de l'un à l'autre... On se surprend à rêver de sentiers confortables... Ce que nous retrouvons bien plus bas, près des lacs, dans la lumière du soir, avec les rhododendrons qui commencent à fleurir.








Nous revenons à la voiture après plus de 12 heures de marche - avec des pauses quand même - et près de 1500 m de dénivelé. Je ne m'en serais jamais crue capable! Et le Néouvielle, vraiment superbe, m'impressionne toujours autant...

Biban et Binueste

Lundi 13 juin 2011




Aujourd'hui nous découvrons un itinéraire qu'aucun de nous ne connaît, ouvert depuis que la Sierra est devenue Parc national. Départ, cette fois aussi, de Bara et de son église.











Le sentier suit longuement le rio Alcanadre et ses magnifiques biefs. A quelques-uns, nous décidons de continuer à pied dans le rio (avec les chaussures ad hoc).












Mais très vite nous sommes arrêtés par un splendide bassin avec des cascades, où nous nous arrêtons; c'est certainement celui qui est surnommé Hollywood par les initiés. Petite baignade: l'eau est fraîche, mais c'est tellement beau que c'en est un régal.










Le chemin nous amène ensuite sur le plateau, où se trouve le premier village, abandonné lui aussi, Biban. Il est entouré d'un véritable jardin d'églantiers et de chèvrefeuille.










De là, nous traversons le haut de l'Alcanadre pour aller jusqu'à Binueste, où l'orage nous surprend. Mais le village ne nous est utile en rien, il n'y a plus un seul toit qui tienne! C'est la course avec Michel et Alain - le duo de tête - pour aller se mettre à l'abri plus bas. L'orage passé, nous nous arrêtons à une très belle piscine sur le rio, où Alain est le premier à plonger. Finalement les autres arrivent aussi et presque tout le monde finit à l'eau! La montagne agrémentée des rios, c'est quand même quelque chose...





Après un petit coup d'excellent rioja, nous reprenons la route du Pourtalet pour revenir à Luz. Quel endroit magnifique... j'espère bien pouvoir y revenir!

Le Tozal de Guara

Dimanche 12 juin 2011


Grand jour: nous faisons le point culminant du massif, le Tozal (2077 m). Le départ est un peu pénible, car nous croisons une course pédestre et devons sans cesse dégager le sentier pour laisser passer les coureurs. Mais bientôt le flot se tarit et l'on peut regarder les nombreuses petites fleurs qui couvrent la montagne, dont des edelweiss, et admirer le versant sud des Pyrénées.








Au sommet, le panorama couvre 360°. Il y a du monde! Des humains, mais aussi nombre d'insectes; je n'ai jamais vu autant de coccinelles à la fois














La descente commence par un long passage raide dans des pierriers.












Elle se poursuit dans de très belles forêts entre des dentelles calcaires, qui me font un peu penser aux calanques.












Tout en bas nous retrouvons un rio, où certaines se baignent.













Après avoir admiré notre Tozal au soleil du soir, nous finissons dans un café de Nocito. Une longue belle balade!







Les villages abandonnés

Samedi 11 juin 2011

Première randonnée du séjour: les villages abandonnés de Nasarre et Otin. Nous partons de Bara, petit village perdu au bout de 6 km de route en forêt.



























Après une montée en douceur dans la végétation méditerranéenne, nous arrivons au premier village, Nasarre. Les maisons sont toutes tombées, mais l'église a été restaurée et on peut même monter dans son petit clocher. Le paysage s'étend à perte de vue sur les plateaux couverts de magnifiques "coussins de belle-mère" et leurs fleurs jaunes, jusqu'aux Pyrénées encore enneigées.








Nous continuons jusqu'à Otin, un village où j'étais venue il y a une trentaine d'années, mais que je ne reconnais pas. A l'époque les maisons étaient encore assez bien conservées, et on y trouvait entre autres de nombreux instruments agricoles anciens; ils ont disparu et les ronces ont tout envahi.







Il reste quelques noms et dates au-dessus des portes, ainsi que des témoignages d'anciennes cultures. Quelle tristesse cette région abandonnée à cause de la difficulté de la vie sur ces hauts plateaux...
































Après le pique-nique, nous montons jusqu'à un endroit d'où nous surplombons le canyon du Mascun. Il y a ensuite le choix entre redescendre directement à Otin et revenir par une vire au-dessus du Mascun. Après moult hésitations, j'opte pour la vire... et ne le regrette pas. Très belle vue sur le canyon, nombreux vautours, saxifrages des Pyrénées et ramondias valaient bien le détour!











Puis c'est le retour sur Bara, dans son calme vespéral...